L’état civil permet de trouver les noms, les dates et les lieux à faire figurer dans un arbre
généalogique. Les documents notariés y ajoutent des anecdotes, des émotions – et transforment parfois en amis familiers des ancêtres vieux de plusieurs siècles.
Au XIXème siècle puis au XXème siècle surtout, la France est une terre d’accueil pour les Espagnols chassés de leur pays par la misère ou la politique. Premier nom d’Espagne par la fréquence, porté en 1900 par moins d’un millier de personnes en France, Garcia est aujourd’hui le 40ème patronyme de notre pays par le nombre de porteurs.
On peut hésiter, en faisant l’histoire de sa famille, à fouiller dans les archives des tribunaux. Ne risque-t-on pas de retrouver un ancêtre jugé pour vol ou homicide, condamné à la prison, déporté à Cayenne, voire guillotiné, illustrant de fâcheuse manière une branche morte de l’arbre généalogique ? Au-delà de cette réticence, rentrer dans les papiers du monde de la chicane, c’est aussi craindre de s’égarer dans le maquis des procédures et d’actes aux noms peu compréhensibles.
Les commémorations de la Grande Guerre ont incité beaucoup d’entre nous à accomplir un travail de mémoire sur celui ou ceux de leurs ancêtres qui avaient combattu en 1914-1918. Passer à l’écrit pour transmettre à la famille et aux plus jeunes ce qui a été appris sur « le grand-père qui a fait 14 » est un désir de plus en plus partagé.